Piloter son impact carbone avec une vision claire
 

 
 
Un dirigeant d’établissement touristique maîtrise ses chiffres : compte de résultat, taux d’occupation, RevPAR, saisonnalité, mix client, concurrence locale, partenaires. Là où la vision se brouille, c’est sur l’empreinte carbone. Concrètement : impossible de dire, sans mesure rigoureuse, ce qui pèse le plus dans l’impact global. Est-ce l’énergie (chauffage, clim), l’eau chaude, le linge, les déchets ? Ou, plus indirect : les trajets des clients, des fournisseurs, des équipes, les achats (denrées, literie, maintenance), ou encore les nuitées externalisées (spa, activités partenaires) ?
Or, un bilan carbone a la même fonction qu’un bilan comptable ou qu’une étude de marché :
  • le bilan comptable dit où l’argent entre et sort ;
  • l’étude de marché dit où se situe la demande et la concurrence ;
  • le bilan carbone dit où se créent les émissions poste par poste (scopes 1-2-3) et où agir en priorité.
    Sans cette donnée, la direction navigue à vue : les décisions d’investissement (équipements, contrats énergie, flotte, navettes, blanchisserie), les objectifs internes, et même la communication RSE reposent sur de l’intuition. On peut “faire quelque chose de vert”, mais pas forcément au bon endroit, ni dans le bon ordre, et la crédibilité s’en ressent auprès des clients, des banques et des assurances.
 À quoi ressemble une “photo nette” ?
On traduit l’activité en indicateurs compréhensibles et comparables dans le temps :
  • par site et par saison (pics estivaux vs. hors-saison),
  • par nuitée (référence hôtelière),
  • par poste (énergie,achats,déplacements,déchets,eau),
  • par scope (1, 2, 3) pour ne pas sous-estimer les déplacements clients et les achats.

Accès réservé
Identifiant

Mot de passe